lundi, janvier 29, 2007

Le Labyrinthe de Pan.




Hier soir nous sommes allé voir le Labyrinthe de Pan au CNP Terreaux.



Ca faisait un sacré moment qu'on voulait aller voir mais comme d'habitude on s'y est prit au dernier moment. Le CNP Terreaux était le dernier cinéma à diffuser ce film et hier soir c'était la dernière séance.

C'est marrant le CNP, on arrive on achète nos billets puis on attend dehors en regardant les affiches et les revues de presse des films au programme du CNP. Trois minutes avant le début de la séance, on nous appelle. Là on est descendu dans une cave, très jolie. La cave est toute en pierre avec un gros pilier qui soutient des voutes, entre les piliers et les arcades les murs et le plafond sont peints en noir sauf le mur face au siège qui lui est blanc.

On s'installe et directement le film commence sans bande annonce, sans publicité. C'est un des avantages des CNP, ils diffusent des films et ne font que ça. Céline aime bien les publicité et les bandes annonces au cinéma, elle pense que ça fait partit de la sortie cinéma. C'est vrai que cela permet de se mettre dans l'ambiance avant le début du film.

A peine le film commencé, deux immenses gaillards viennent s'assoir devant nous, leur tête masque la moitié de l'écran mais surtout nous empêche de lire les sous-titres, cette séance et en VO, en espagnol. Du coup on s'est déplacé, heureusement le cinéma était presque vide.

Dans nos nouvelles places, un rang devant, on découvre qu'il est difficile de se vautrer dans les fauteuils, les rangs sont trop serrés et les genoux touchent. Je comprends mieux pourquoi les deux gars se tenaient bien droit devant nous, il n'avaient pas le choix.

Je n'avais pas regardé du tout le résumé du film, je découvre complètement au fur et à mesure que l'histoire se déroule devant nos yeux. Ce film nous raconte l'histoire et les horreurs de la guerre d'Espagne, les atrocités et torture perpétrées par les fascistes sous Franco. Au milieu de tout ça une petite fille se réfugie dans les rêves et les conte de fée pour échappé à la réalité de la guerre.

Les images de fées et faunes sont magnifique, les monstres sont affreux et dégoutants à souhaits. Ils ne dénotent pas du tout avec les images relativement crues et explicites des blessures et du résultats des tortures.

j'ai été scotché pendant tout le film, à la fin le générique défilait devant nous, très sobre, blanc sur fond noir, personne n'a bougé tout le monde restait là.

On est sortit dans la rue un peu comme dans un autre monde avec une impression glauque qui nous flottait dans la tête. Ce film reste un film sur la guerre et il ne peut pas nous laisser une impression de légèreté et de bonheur.

Pour conclure, j'ai adoré ce film et s'il passait encore je vous dirait de courir le voir. Guillermo del Toro a réussit l'exploit de nous transmettre un conte de fée au milieu d'un récit de guerre.

JOanny

1 commentaire:

klo a dit…

ouais j'imagine complètement JOe en train de râler dans la salle parce qu'"il y a deux a*ru*is qui sont venus s'asseoir juste devant moi alors que la salle était presque vide non mais sans blague"